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Bébénautes

Notre carnet d’enfance

Stéphanie et Matthieu

Né(e) le 24 août 2012

14 ans

Depuis sa naissance

Après plus de 13 mois d'essais, une grossesse mouvementée, et une césarienne programmée, nous goûtons enfin au bonheur d'être trois !

Lili-Rose

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Quand ça ne veut pas...

Les choses s'étant encore aggravées depuis mon post (par exemple Lili-Rose a poussé fortement sa soeur du canapé, qui a fait une pirouette en arrière et s'est cognée la tête sur la table basse; elle a eu de nouveau des angoisses sur son physique, disant qu'elle voulait être adulte et s'étant maquillé un oeil; exprimant encore une fois qu'elle veut vivre sans son père mais en même temps passer plus de temps avec lui; augmentation des "comportements inappropriés" tels que mâchouiller les chaussures de sa soeur ou le gant de toilette ou encore lécher les vitres etc), j'ai rappelé la psychologue de Lili-Rose, ma thérapeute et l'éducatrice de prévention, deux fois. Elles ont donc décidé de lancer une information préoccupante, pour que l'on puisse bénéficier de plus d'aide, après le confinement, et plus rapidement.

J'ai effectué une séance avec ma thérapeute par téléphone la semaine dernière et ai refait un point lundi avec l'éducatrice. Chaque semaine cette dernière m'appelle 1h pour savoir si ça va puis fait le point avec sa collègue assistante sociale. Je lui en suis très reconnaissante. En effet, encore une fois j'ai plus de soutien "d'inconnues" et même de ma mère, que de mon mari.
J'ai instauré un conseil de famille le dimanche soir, qui a débloqué la communication, et établi un contrat écrit de temps passé ensemble et de câlins, entre ma fille et mon mari.

Cette semaine s'annonçait plutôt bien avec Lili-Rose, qui n'a pas fait de crise pour se coucher depuis mardi dernier. C'est la 1ère fois que ça arrive. Elle semble un peu plus calme à ce moment-là, même si je ne peux pas en dire autant pour le reste de la journée.
Elle est difficile à motiver et se montre de mauvaise volonté pour le travail scolaire, malgré la variété des activités et les pauses. Elle "n'aime pas le travail à la maison" et trouve tout "nul". Je suis fatiguée mais ne renonce pas.
Je lui ai proposé deux fois un soutien téléphonique ou vidéo avec sa psy mais elle ne veut pas car elle na "rien à dire". Je n'ai pas d'autre "violence" à signaler non plus, ni contre elle-même ni contre son père ou sa soeur.
Elle a dormi deux nuits avec une espèce d'épée de sa construction car elle avait peur "des sorcières".

Par contre je me suis à nouveau disputée avec mon mari hier soir et ce matin. Quand je lui ai énoncé que je voyais mieux les difficultés scolaire de Lili-Rose en lui faisant l'école à la maison : par exemple faire une faute à chaque mot recopié et que ça me faisait peur pour l'avenir (et qu'une présence quasi constante n'est pas superflue ni pour l'aider à se recentrer sur son travail, ni pour la rassurer ou l'encourager), il m'a dit qu'elle n'avait qu'à ne plus aller à l'école car "ça ne sert à rien". Il n'a pas compris non plus qu'elle a besoin de pauses fréquentes et m'a répondu "on ne va quand même pas lui faire faire une récré de 30mn toutes les 10mn".
Je lui ai fait part de la possibilité que les psy lui parlent mais il m'a dit "forcément qu'elles vont dire que j'ai besoin d'une consultation, c'est leur fond de commerce" (elles sont en libéral toutes les deux). J'en ai été blessée, c'est comme s'il crachait sur l'aide que je demande et qu'elles m'apportent. Oui c'est leur travail et oui c'est normal qu'elles soient rémunérées pour les conseils qu'elles donnent.
Nous sommes dans une crise conjugale si je puis dire, depuis octobre et dont en plus du reste (ma dépression, les soucis avec Lili-Rose), on n'arrive pas à sortir. Nous ne sommes jamais d'accord ni sur la même longueur d'ondes. Ses efforts, présents depuis 2 ans mais très minimes, ne me conviennent plus. Je lui ai dit (et nous devons en reparler ce soir), que soit il s'investit plus, soit il restera sur le carreau car moi je ne resterai pas avec lui, à me bousiller la santé en prenant tout en charge.
Il refuse toujours de lire le compte-rendu sur les différents troubles de Lili-Rose ou de se renseigner sur les TDA. Je lui ai dit qu'il pouvait me dire s'il a peur ou ne se sent pas à la hauteur mais il m'a dit que "je ne comprendrais pas". Je lui ai dit que moi aussi je crève de trouille, que moi aussi je suis épuisée mais que c'est un combat et que je me bats pour Lili-Rose, et Noélie. En plus la semaine prochaine je bosse normalement (toujours pour un seul des deux enfants, 44h dans la semaine). Il ne m'aide pas moralement parlant. J'ai de l'aide logistique oui, mais pas de soutien. Je dors mal même avec les cachets, hier j'ai encore pleuré 30mn dans ma voiture, je n'ai pas envie de faire à manger ou le ménage. Rien que m'habiller c'est un combat mais il ne s'en rend pas compte, c'est ce qui me déçoit encore plus et me rend triste.
Avant d'aller travailler ce matin il m'a dit qu'il allait s'investir plus. Moi je lui ai dit que des paroles ou un mot sur un papier ne serait pas suffisant cette fois...

Vos petits mots

Commentaires 2

Stéphanie

Cindy merci beaucoup ! Je pense aussi que Lili-Rose souffre de dyscalculie. Elle lit très bien, et ce depuis la fin de la grande section de maternelle, a -comme le disait sa maîtresse- une "belle culture générale" et du vocabulaire, mais les maths sont sa bête noire. Elle se déprécie énormément dans cette matière, dit qu'elle "n'y arrivera jamais" etc. Quand on travaille en ligne, sur E-primo, calculatice ou logicieleducatif, elle est plus motivée car c'est plus ludique. Elle y passe plus de temps qu'avec les exercices sur papier.



Quant à mon mari, il n'arrive pas à faire le deuil (je pense) d'une petite fille à qui, jusqu'à son entrée en CE1, il fallait donner plus de travail en classe, qui aidait les autres, qu'il fallait "nourrir intellectuellement" et qu'on pensait être HP.

Je lui ai dit que les symptômes se sont aggravés (avant on pensait juste qu'elle était très étourdie) et que de nouveaux se sont manifestés. Je lui ai expliqué aussi que ses TDA et sa lenteur d'exécution des tâches n'ont rien à voir avec son intelligence. La psy nous a dit aussi que son QI, à cause de ses troubles anxieux et sa faible durée de concentration, est difficile à évaluer. Par contre elle n'est pas HP.

Cindy

Ce que tu vis est très compliqué et est en train d'avoir raison de votre couple. Les pères sont toujours dépassés par la psychologie de l'enfant. Mon mari a eu du mal à accepter que Louise, notre grande, ait un profil atypique. Pour elle, pas de Haut potentiel avéré mais soupçon de TDA qui doit être confirmé. Les premiers test de QI ont montré un très gros écart entre ses forces et ses faiblesses. Son QI est donc difficilement interprétable.... Louise aussi a des moments de crise pendant les devoirs. Elle sature vite, s'énerve vite mais nous avons vu des psychologues et nous parlons beaucoup avec elle. Nous sommes profs tous les deux et notre expérience nous aide, même si quand c'est ton enfant, rien n'est simple. Nous attendons de revoir la psy pour la suite des tests et pour confirmer le TDA. Louise souffrirait aussi de dyscalculie. Elle est très à l'aise à l'oral, a un vocabulaire développé mais a beaucoup de difficultés en mathématiques et se trouve vite nulle ou abandonne vite. Nous l'accompagnons chaque jour.....Mon mari a fini par m'écouter, je lis beaucoup de livres sur les troubles et cela m'aide à comprendre mon enfant. Louise progresse....Il y a de l'espoir Stéphanie. Crois-moi. L'amélioration va se sentir petit à petit. Mais ne lâche rien. Tu es une maman formidable, tu connais ton enfant et tu as raison d'insister auprès de ton mari. Courage !

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