Jeudi matin tu es allée avec papa chez le Dr L*. En effet, depuis 15 jours tu as mauvaise haleine toute la journée, malgré les brossages de dents, et tu fais plus de rots que d'habitude.
En regardant ta gorge, j'avais trouvé aussi tes amygdales gonflées.
Papa en a profité pour parler du fait que tu ronfles énormément et que c'est de pire en pire, et lui demander des conseils afin que tu deviennes enfin propre la nuit.
Comme il s'agit peut-être de reflux, tu as du Gaviscon à prendre à chaque repas pendant un mois. Il faut prendre un rdv chez l'ORL car même si tes amygdales sont gonflées mais non infectées, il serait bon de faire vérifier tes végétations.
Pour la propreté nocturne, tu as de l'homéo à prendre et nous devons te réveiller à notre coucher pour que tu ailles aux WC. Nous avons déjà bien sûr depuis longtemps limité la quantité d'eau que tu bois en fin de journée.
Seulement là se pose un autre gros problème : tu as régulièrement (selon ce que j'ai trouvé sur internet sur le site de l'Université de Lyon) des éveils confusionnels depuis plus d'un an. C'est à dire que tu te réveilles (par exemple depuis 8 jours à la même heure) en début de nuit en chouinant, parfois en pleurant et en quittant ton lit mais en fait tu dors. Tu es assez difficile à calmer, tu n'as pas l'air de nous reconnaître et/ou nous repousse. Cela peut arriver plusieurs fois par nuit. Visiblement c'est fréquent avant l'âge de 5 ans et est différent du somnambulisme.
Papa n'a pas eu l'occasion de demander au médecin si cela peut différer l'apprentissage de la propreté nocturne.
La puéricultrice nous avait déjà dit, elle, que tu dormais trop profondément pour te réveiller car même lorsqu'il t'es arrivé d'aller à la selle dans ta couche, tu ne t'es pas réveillé du tout, tu n'as rien senti.
En tout cas pour l'instant, te réveiller vers 22-23h pour aller aux toilettes ne t'empêche pas de te lever la couche pleine.
Nous verrons bien avec le temps, et il n'y a pas de quoi s'inquiéter avant tes 6 ans.
Hier je suis allée à l'école pour la visite médicale qui a lieu entre 4 ans et 4 ans et demi.
La puéricultrice, que je connais bien, avait beaucoup de retard dans ses rdv. Pour ma fille cela a été rapide car elle avait fait un bilan complet en janvier dernier au CAMSP. Elle a seulement fait un test auditif qui s'est révélé parfait.
Elle a du également dire son prénom, si elle est un garçon ou une fille et dire de quelle couleur étaient certains feutres.
Niveau mesures Lili-Rose pèse 16kg (2kg depuis janvier) pour 1m03 (+3 cm depuis début septembre).
Nous avions bien remarqué que le 4 ans devient trop petit au niveau du bas de ses pantalons, et des manches de ses maillots. Pareil le 25 en chaussures, avec ses semelles, ne durera plus bien longtemps !
Hier, lundi 4 juillet, nous avions rdv avec la pédiatre du CAMSP pour un "contrôle".
Elle a lu sur ton dossier que la psy rencontrée en début d'année avait dit que tu n'avais pas besoin de suivi et que tes réactions étaient celles d'une petite fille de 3 ans.
Elle nous a demandé s'il y avait du mieux. J'ai répondu que tu as fais de gros progrès pour vaincre tes angoisses du soir et ta timidité. Tu m'as dis "maman j'ai grandis, j'ai plus peur du noir".
La pédiatre t'as trouvé plus spontanée. Je lui ai raconté comme tes réactions ont changé vis-à-vis de ta soeur : maintenant tu l'embrasses, la câline, la porte... Bien sûr tu es toujours jalouse et en quête d'attention dès qu'on s'occupe un peu plus de Noélie que de toi, mais tout cela est normal.
Je lui ai dis aussi que tu as bien travaillé à l'école, que tu as des amis, que tu vas aller au centre aéré avec ta copine etc.
Elle nous "laisse (donc) tranquille" et ne nous donne plus de rdv. Elle a dit qu'il faut que tu continues à bien grandir comme ça.
Je lui ai parlé de mes problèmes avec ta soeur, et du rdv à la périnatalité le 6. Elle travaille avec le Dr A*, avec qui j'ai rdv et m'a dit que je vais l'apprécier. C'est une femme très douce, qui saura me rassurer et sur qui je pourrai prendre appui.
Elle m'a dit que j'avais eu une réaction intelligente en demandant de l'aide, et que j'étais courageuse d'exprimer ce que j'avais pu ressentir de "mauvais" envers mon enfant.
Il y a 15 jours, visiblement ma nénette a voulu sortir de la baignoire seule, pendant que j'étais partie remettre la tétine de sa soeur qui hurlait (elle n'était pas bien, à cause de sa bronchiolite).
Je l'ai entendu crier "maman" pour m'appeler, puis hurler "maman", en pleurant, et comme si elle avait quelque chose dans la bouche. Je me suis donc précipitée, pour la retrouver la bouche en sang.
Comme c'était la 2ème fois qu'elle chutait sur ses dents en peu de temps (15 jours avant, elle s'était cogné les dents de devant dans le caddie au supermarché -en courant- mais le dentiste était en congés), j'ai appelé de suite le dentiste, en expliquant la situation. La secrétaire m'a demandé où j'habitais, et comme c'est à 10mn, elle m'a dit de venir tout de suite.
Paniquée, j'ai appelé ma mère pour qu'elle vienne garder Noélie, mais comme elle sortait juste de la douche et avait les cheveux mouillés, elle m'a dit de lui déposer.
Arrivée là-bas, j'ai donné mes papiers, et nous avons attendu 10 mn avant d'être reçues par le docteur.
Je lui dit que c'est la 2ème chute sur ses dents de devant (la 1ère fois, elle s'était même arraché un petit bout de gencive), et il lui fait donc une radio.
Rien à faire au niveau "geste médical", mais il lui a prescrit un antibiotique, ainsi qu'un rdv de contrôle en avril, pour savoir s'il faudra enlever la dent, déjà dévitalisée suite à une chute quand elle apprenait à marcher. Il nous a conseillé aussi de ne pas la faire manger d'aliments durs pendant un moment.
Il m'a dit aussi que, comme elle a les dents en avant comme son père, elle risque de les perdre bien avant ses 5-6 ans, peut-être dès cet été.
Ce qui est une bonne chose car plus vite elle aura ses dents définitives, plus vite elle portera un appareil dentaire.
Il m'a dit qu'il espérait ne plus la revoir suite à une chute sur ses dents.
Comme elle a été sage, elle a eu le droit de repartir avec une petite bague.
Le soir nous sommes allés faire des courses et à peine rentrés, elle a sauté du canapé et atterri...sur ses dents de devant, à nouveau en sang !
C'est dire si nous avons eu peur (encore) et crié sur elle à cause de cela, lui demandant si elle ne le faisait pas exprès !
Le lundi 1er février, nous avions le 1er rdv avec la psy du CAMSP. Nous y sommes allées toutes les 3, entre filles.
Après avoir évoqué les problèmes que nous avions rencontrés avec toi (et le grand mieux qu'il y a depuis après Noël), les changements qu'il y a eu dans nos vies, les rdv avec la psy de Béthune (et les conseils/solutions donnés), elle m'a demandé d'évoquer ma grossesse et mon accouchement.
Nous avons parlé de ton (excellente) scolarité, de ta relation avec les autres (notamment avec ta soeur) et de tes angoisses (tu es une petite fille anxieuse, comme j'ai pu l'être et comme je le suis encore).
Elle m'a demandé ce que nous faisions pour apaiser tes peurs. Je lui ai parlé de notre rituel du coucher et du fait que l'on t'explique beaucoup les choses, par exemple pour les monstres : que cela n'existe que dans les livres et à la télé, pour joueur à se faire peur. Je lui ai dit aussi que nous t'avons montré que dans le dessin-animé Scoubidou, les "méchants" sont toujours des gens déguisés.
Nous avons discuté de mon enfance, de ma relation avec mes parents et ma soeur et du fait que le climat de violence dans lequel j'ai été élevée, et la peur de le reproduire, m'empêche d'être ferme avec toi, de m'imposer et d'entrer en conflit avec toi. Car effectivement je déteste les disputes et suis toujours à calmer le jeu et arrondir les angles. Je n'aime pas dire la vérité aux gens pour ne pas les blesser, alors je garde tout à l'intérieur et parfois ça me ronge.
D'où le rôle de "méchant gendarme", joué par papa.
Elle m'a dit qu'il fallait que j'ai plus confiance en mes capacités de maman car j'étais une bonne mère et que j'aimais ma fille.
Selon elle, je ne risque pas de ressembler à ma mère car je fais tout pour ne pas reproduire son comportement.
Si je suis plus autoritaire avec toi, ton père le sera moins, ce qui équilibrera les choses.
Après 2h d'entretien, elle a dit qu'elle ne nous redonné pas d'autre rdv (même si sa porte reste ouverte au cas ou) car les soucis que nous avions eu avec toi étaient dus aux changements survenus sur une courte période, que tu étais une petite fille très joyeuse, sage et équilibrée et que nous réagissions très intelligemment par rapport à toute cette situation.
Les petits problèmes quotidiens sont eux, normaux, et dus simplement à ton âge.
Je suis repartie de là rassurée, plus confiante et pleine d'espoir quant à être plus ferme avec toi.
En tout cas nous ne rencontrons plus de difficultés pour te coucher et tu es bien plus calme le soir/la nuit.
Comme nous l'a conseillé la pédiatre du CAMSP, j'ai pris rdv avec la podologue qui travaille juste à côté de chez mon médecin traitant (et qui était aussi la pédicure de ma grand-mère).
J'ai appelé le mardi et eu un rdv le vendredi. Nous y sommes donc allées le 22, avec l'ordonnance pour des semelles et les anciennes bottines de Lili, pour qu'elle vérifie leur usure.
C'est une dame très gentille même si je la trouve un peu "vive", peut-être parce qu'elle parle assez fort^^.
Ayant eu moi-même des semelles pendant des années, j'avais expliqué à Lili comment ça allait se passer.
La podologue a donc observé sa démarche avec ses bottes (elle les écrase), puis l'a fait se déshabiller pour la faire monter sur le podoscope et regarder ses pieds.
Elle a ensuite pris ses empreintes pour les semelles. Lili a pu choisir la couleur du revêtement : rose bien entendu !
Le mardi suivant, le 26 donc, nous sommes allées récupérer ses semelles. La podologue a regardé comment elle marchait avec.
Nous la reverrons à chaque fois que Lili prendra une pointure de chaussures et ce pendant on ne sait combien de temps.
Après cela, nous sommes allées lui acheter de nouvelles bottines.
Le mardi 19 janvier nous avons été voir la pédiatre du CAMSP pour faire un petit check-up.
C'est une dame très gentille qui sait évidemment s'y prendre avec les enfants et rassurer les parents.
Elle m'a d'abord demandé pourquoi j'étais là et nous avons ensuite évoqué ma grossesse et mes antécédents médicaux, ainsi que ceux de Lili-Rose.
Ensuite elle lui a fait dessiner un trait horizontal, un vertical, une vague, un rond, un bonhomme etc.
Elle lui a fait répéter des noms d'indiens et ceux des nains dans Blanche-Neige.
Elle lui a demandé de dire, sur des dessins, où se situait le chien : sur la niche, sous, à côté, dans...
Elle a du expliquer ce qu'elle voyait dans un dessin avec 2 enfants dans une salle de bains.
Tout cela s'est bien passé. La pédiatre m'a dit de ne pas m'inquiéter pour son développement intellectuel, qu'elle savait des choses que certains enfants de 4 ans ne connaissent pas, et qu'elle a même souligné l'humour du dessin avec les enfants dans la salle de bains.
Elle a testé ses yeux : 10/10, ses réflexes, sa démarche (elle nous a conseillé le port de semelles à cause d'un calcaneum valgum), a regardé sa cage thoracique et ses dents (pour son problème de lèvres, du à une mâchoire en avant, elle m'a dit de la faire boire à la paille, et la faire souffler, pour qu'elle se les muscle. Je l'ai informé que, comme on s'en doutait puisque son père a le même souci, le dentiste nous a dit qu'elle porterait un appareil dès 6 ans).
Elle nous a donné un rdv avec la psy le 1er février, pour aider Lili à avoir plus confiance en elle et la guider pour vaincre sa timidité.
Elle m'a signalé qu'à son âge, elle n'est pas forcément peureuse, mais qu'elle joue à se faire peur.
Nous referons une visite de contrôle avec elle en juillet.
Ce matin avait lieu le 1er rdv au Centre d'Action Médico-Sociale Précoce.
J'ai été reçue par une très gentille assistante sociale.
Elle m'a demandé pourquoi je souhaitais consulter pour Lili (ses angoisses et son manque de confiance en elle), si et par qui elle avait déjà été suivie, comment s'est déroulée ma grossesse, à quel âge elle a marché, quel est son caractère, comment ça se passe à l'école etc.
Nous avons parlé de tout et de rien : la pression que l'on se met en tant que maman, le relatif détachement des pères face aux problèmes familiaux, la difficulté de se garder des moments en amoureux...
Le 19 janvier Lili et moi serons reçues par le pédiatre. Il va lui faire passer une série de tests et d'examens (mesures, langage, dessin...). Quand nous aurons les résultats, l'équipe va nous proposer une prise en charge personnalisée.
Comme tout se passe bien à l'école, ils ne vont pas contacter sa maîtresse. Si besoin est, ils téléphoneront à la psy que nous avons vu, pour savoir si Lili lui a confié des choses spéciales.
Nous allons aussi participer à 7 demi-journées d'atelier sur la communication et l'éducation non violente, animées par l'AS rencontrée ce matin.
J'ai vraiment eu une très bonne 1ère impression d'écoute et de compréhension et je pense que cela pourra nous être utile.
Les choses ne sont pas encore parfaites à la maison mais il y a encore eu des progrès ces derniers temps. Reste ce problème de peur du noir le soir, de certaines choses nouvelles et des bruits forts.
Hier Lili a eu son 1er rdv avec la psychologue, qui est vraiment très douce et compréhensive. Elle semble à peine plus âgée que moi.
Après m'avoir écoutée, elle m'a fait sortir pour effectuer un bilan avec Lili.
Il en est ressorti qu'elle n'a pas été marquée par la perte de son papy mais qu'elle est très en colère, a des angoisses quant au moment du coucher et est en pleine phase oedipienne (d'où les difficultés avec son père et sa fréquente opposition à mon autorité).
Il ne faut plus la mettre au coin car cela ne sert à rien, mais lui faire réparer ses bêtises; bien respecter le rituel du coucher et l'y faire participer; la laisser taper dans un "coussin de la colère" quand elle est énervée pour qu'elle puisse se défouler. Elle m'a d'ailleurs fourni une feuille de transfert où je pourrai imprimer une image symbolisant la colère (j'ai donc choisi le personnage "colère" du film vice-versa qu'elle a en livre et qu'elle a vu il y a peu). Il faut aussi lui laisser des "choix illusoires" comme la couleur du pantalon qu'elle veut porter, pour étancher sa soif d'autonomie.
Elle ne sait pas encore si elle doit se détacher de moi ou prendre son indépendance, car elle est encore petite et a du mal à exprimer et verbaliser ses sentiments.
Nous y retournons dans 15 jours et mon mari et moi pouvons suivre dès décembre, si nous le désirons, un atelier mensuel (sur 6 mois) pour parents où l'on apprend à gérer les situations de crise. Un cahier d'exercices nous sera aussi fourni et nous obtiendrons un diplôme à la fin.
Hier la maîtresse de Lili l'avait trouvé fatiguée et triste depuis la rentrée mais ce matin elle m'a dit qu'aujourd'hui elle l'avait trouvé mieux.
Le mercredi 23 je me suis rendue, hyper stressée, chez ma gynéco, après plus d'un an sans y aller.
La secrétaire n'était pas là.
J'ai attendu peu de temps avant que la gygy ne sorte de son bureau mais c'était pour une urgence.
Quand elle est revenue, elle m'a invité à entrer et à m'asseoir. Elle m'a demandé comment allait ma fille. Je lui ai dis très bien, qu'elle grandissait vite.
Je lui ai dis que j'étais venue la voir parce que ça faisait plus d'an an que j'avais mon implant et pour parler d'une éventuelle seconde grossesse.
Je lui ai dis d'abord que j'avais des soucis physiques, à savoir des douleurs sur les côtés du ventre mais elle m'a dit que ça ne peut pas être du à la césarienne car l'utérus est un organe pelvien. Ensuite je lui ai parlé de mes douleurs lors des rapports, lui disant qu'en 20 mois j'ai réussi à avoir 3-4 rapports, pas plus, et toujours difficilement.
Concernant une éventuelle future grossesse : "Bin faudrait enlever l'implant - je n'en suis pas là pour l'instant, d'abord j'aimerai que vous répondiez aux questions auxquelles vous n'avez jamais répondu - ha bon, j'ai du oublier" (c'est ça oui^^).
Bref, si j'ai eu une césa, c'était parce que Lili était en siège.
"En Roumanie, j'ai appris césarienne un jour, césarienne toujours, mais ici en France je vois que ce n'est pas pareil. Vous voulez accoucher? - pour Lili j'avais peur mais pour un 2ème, pourquoi pas? - vous connaissant je ne pense pas, mais si vous voulez accoucher par voie naturelle je vous encouragerais jusqu'au bout mais s'il y a la moindre chose on va de l'autre côté. J'ai peur que si vous voulez accoucher par voie basse et que je vous fais une césa d'urgence, vous soyez déçue - je comprends, s'il y a quelque chose c'est césa, pas de souci".
Ensuite, si mon utérus qui s'est "retourné comme une chaussette" c'est parce qu'il était trop tendu, ce qui arrive en césarienne, pas par voie basse. Ca n'a aucun impact sur ma santé ou une future grossesse.
Enfin elle me prévient que souvent si le 1er bébé à été en siège, les autres le seront aussi et qu'elle connaît une dame qui a eu 5 enfants par voie base, 5 sièges. Donc pour elle césa obligatoire. Je n'ai pas pensé à lui demandé pourquoi elle n'avait jamais essayé de faire une manoeuvre pour retourner Lili. Tant pis, c'est du passé maintenant.
Elle m'a ensuite invité à m'asseoir sur la table de torture.
Elle m'a dit de respirer, et a fait un toucher, me demandant si j'avais mal à tel ou tel endroit : oui.
Elle m'a demandé s'il y avait des cancers du sein dans ma famille. Oui la soeur de mon père, et la fille de cette dernière en sont décédées. Elle a donc voulu me palper les seins.
Elle n'a pas fait de frottis, ce sera pour la prochaine fois.
Elle m'a prescrit des médicaments : du savon, 2 crèmes et des ovules + 1 écho pelvienne à faire car ces douleurs, à mon âge, l'embêtent (j'ai pris rdv pour le 12 mai ce matin).
Elle a regardé la cicatrice de ma césa, et de mon implant. Tout est bien. Elle m'a demandé si je saignais, j'ai dis oui, un peu tous les 2 mois donc elle dit que cette contraception me convient bien. Je lui ai répété qu'au début j'avais des bouffées de chaleur mais que c'est passé.
Elle me dit de reprendre rdv dans 3-4 semaines pour le frottis et me redemande : "alors vous voulez accoucher? parce que moi je ne pense pas vu comment vous êtes - on verra, on en est pas là, je vais y réfléchir - ok, ça sera un plaisir de vous revoir".
Bref, malgré le fait qu'elle n'ait pas confiance en moi pour un accouchement naturel (con****), ses réponses m'ont enlevé un poids et je me sens soulagée. Mon mari lui, n'est pas satisfait. Il se demande s'il ne faut pas voir quelqu'un autre. Ma soeur aussi me dit de changer de gygy mais moi je ne sais pas.
Quant à la grande question d'un futur accouchement par voie vaginale (si pas de siège bien sûr), je reste très dubitative : serais-je assez forte pour gérer les contractions et la poussée sans m'effondrer? Je sais que j'ai géré la césa comme une pro mais là ce n'est pas la même chose. Si j'essaye et que je dois subir une césa, je m'en voudrais de décevoir mon homme et ma gygy.
La question de ma tension se pose aussi, je sais que je vais en faire (rien qu'hier dans la salle d'attente j'étais au moins à 20, je pensais que j'allais m'évanouir de peur).
D'un autre côté je me dis, qui est-elle pour juger mes capacités? (même si je sais comment je suis : une grande anxieuse). Si toutes mes amies, connaissances, famille l'ont fait, pourquoi serais-je autrement qu'une autre? Si mon mari, et ma gygy m'encourage, il n'y a pas de raison que j'échoue. Pourquoi devrais-je passivement attendre qu'on me découpe pour faire naître mon enfant alors que je pourrais activement participé à sa naissance? De plus, il y a la prépa à l'accouchement, et sans doute de l'homéo qui peuvent m'aider.
Je vais chercher des témoignages de femmes qui ont eu un accouchement normal après une césa, je pense que ça pourrait m'aider. Et peser le pour et le contre.
Je pense que je vais essayer, car qui n'essaye rien n'a rien. L'avenir nous le dira.
En octobre j'ai eu mon rdv de contrôle avec ma gygy.
J'y suis allée avec mon homme et notre fille. La gygy était contente de la voir, elle l'a admiré pendant 15 mn lol.
Bref ma cicatrice est belle selon elle, j'ai fais un frottis (j'ai eu les résultats à la fin du mois, comme j'ai une petite infection j'ai un traitement de 12 jours). Je dois faire de la rééducation abdominale, que je n'ai pas encore commencé faute de trouver un kiné dispo).
Je suis toujours sous pilule Cérazette pour celles qui allaitent (même si ce n'est plus qu'une fois par jour) mais après je ne pourrai plus prendre celle que je prenais avant (Minerva, à cause de problèmes d'acné) car j'ai eu de l'hypertension et qu'elle est trop fortement dosée en hormones.
Je dois aussi faire une PDS pour la ferritinémie et y retourner en novembre.
Mon mari a demandé à la gynéco ce qui c'était passé exactement le jour de mon accouchement (l'histoire de ma réversion d'utérus), et pourquoi elle avait appelé son collègue : elle nous a répondu qu'elle l'avait appelé car elle avait oublié de lui demander quelque chose^^ C'est sûr qu'on appelle un autre gynéco en plein milieu d'une césa pour lui faire la causette ! Elle nous prend vraiment pour des truffes, mais bon on n'a rien dit car après tout, elle ne voulait peut-être pas nous affoler pour quelque chose de pas très grave. Le principal, s'il y a eu quelque chose qui a foiré pendant l'opération, c'est qu'elle ait fait le nécessaire pour tout remettre en ordre.
Hier, lundi 20 août aprem, mon père m'a déposé à la mater pour mon dernier rdv avec la gygy.
Miracle pour une fois il n'y avait personne ni dans son bureau, ni en salle d'attente.
J'ai demandé à la secrétaire si elle m'avait trouvé une chambre pour vendredi ,elle m'a répondu qu'elle avait appelé le matin et que comme on était en début de semaine, il n'y avait rien de dispo, mais que c'était sûr que j'en aurai une d'ici là. Elle m'a dit qu'après mon rdv on ferait mes papiers d'admission.
La gygy m'a fait entrer et installer sur la table direct pour m'examiner. Elle m'a demandé comment ça allait, j'ai dis bien à part la chaleur (samedi on est monté à 34°, on n'a pas l'habitude dans le 62!) et les contractions de plus en plus douloureuses et rapprochées. Elle me dit "la césar c'est vendredi c'est ça? - oui - euh vous allez rentrer vers 8h? - oui - et on va la faire...euh...vers quelle heure?...euh 13h? - OK". Là je me dis soit elle n'a pas de mémoire (même si je sais qu'elle n'a pas que moi comme patiente, on se voit quand même 1 à 2 fois par semaine) car elle m'avait dit 13h30, soit c'est moi qui doit choisir l'heure moi-même^^
Ensuite elle a regardé mon col (sûrement fermé car elle ne dit rien) pris ma tension (peut-être pas mal car elle ne dit rien), mesuré ma hauteur utérine (combien? bonne question!), regardé le coeur du bébé à l'écho et noté mon poids (même ça je ne l'ai pas su) puis s'est exclamé "parfait !".
Toute contente que toute aille vite et soit bien, je m'assieds à son bureau. Elle regarde mon dossier puis ma prise de sang du 14 (qu'elle avait déjà vu jeudi, ainsi qu'une infirmière et une sage-femme) et me dit : "vous allez aller faire un monito, vous avez le temps, ça ne vous dérange pas?". Je réponds que ça ne me dérange pas, mon père étant parti à la sous-préfecture pour ma soeur.
Elle décroche son tél et appelle le bloc : "oui bonjour ici le Dr S*, j'ai avec moi Mme F*, elle va monter faire un monito et un holter car ce n'est pas normal que sa tension soit à 16 avec le Trandate, et son acide urique était à 31 000 puis 41 000 et 51 000 le 14 il faut lui faire une prise de sang pour voir si ça a encore augmenté et pour lui faire la césar avant, mais en même temps j'hésite car elle est tout pile aujourd'hui à 39SA et à la dernière écho le bébé était au 3ème percentile".
Et là je me dis à moi-même "hey, what the f***??? tu viens de dire que tout allait bien, t'as vu mes résultats jeudi et t'as pas capté avant qu'il y avait quelque chose de louche!!!Grrrr".
Sur ce elle me dit "je vous laisse avec la secrétaire" puis dit à celle-ci "après Mme va monter au bloc faire un holter" puis elle se barre, sans même me dire au revoir^^
Je récupère donc ma carte vitale, lui file un chèque puis elle me dit "voilà vos papiers, il faudra les remplir et les donner au service admission vendredi - euh je les ai déjà depuis longtemps ces papiers, ils sont déjà remplis (je les avait eu par la secrétaire de l'anesthésiste, le 23 juillet) - ah bon bin c'est parfait...c'est la dernière ligne droite - et oui^^ - ça va vous connaissez le chemin? - oui, j'ai l'habitude, bonne après-midi, au revoir".
Avant de prendre l'ascenseur, je vois mon papa qui m'attend dans le hall, je lui dis que je dois monter faire un contrôle.
Je monte donc au 1er, il y a déjà une future maman qui attend, l'air mal en point, enceinte de peu. elle a déjà sonné, je lui ouvre la porte quand l'infirmière dit "entrez" et la laisse passer : elle a de grosses contractions la pauvre et n'a même pas encore eu de rdv avec une sage-femme (elle doit en être à 2-3 mois de grossesse).
Sur ce je me présente car ce sont 2 têtes que je ne connais pas : "Mme F*, je viens faire un holter et un monito - vous aviez rdv? - non - vous êtes suivi par qui? - Mme S* - c'est elle qui vous envoit? - oui elle vous a appelé ya 10mn - vous pouvez m'épeler votre nom? - oui - votre prénom c'est? - Stéphanie - OK, bin vous pouvez ressortir attendre où y'a les chaises parce que on attend déjà quelqu'un et y'a pas de sage-femme - OK". J'ai donc poireauté 15mn avant qu'elle vienne me chercher. Un couple accompagné d'une femme est entré puis ressorti assez vite. Une infirmière est venue me poser des questions (si j'avais déjà été opérée, si c'était mon 1er bébé, si j'avais un traitement quelconque, une allergie etc) et transmettre les réponses à sa collègue.
Elle m'a emmené en salle de pré-travail n°1 (c'était la 1ère fois) et j'ai du raconter mon problème d'HTA pour la 36ème fois^^Ca va cette infirmière était très prévenante. J'étais à 15.7. Là je me dis "ah ce que j'aimerai que ça soit Mme C* comme sage-femme, je serai rassurée (celle qui m'a fait les cours d'accouchement et rentrait de vacances justement le 20). Le monito se met à sonner (ma nénette bouge beaucoup et a le hoquet en plus) et la sage-femme arrive, elle me demande si ça va, je réponds oui et je lui dis "elle a le hoquet, ça a du bouger (enfait non, c'était ma tension : 14.8). Ce n'est que quand elle est parti que j'ai remarqué que mon souhait était exaucé, c'était bien Mme C*, je ne l'avais pas reconnu en "tenue de travail" mdr. Du coup ma tension est descendue à 12.7 tellement j'étais contente (ou alors c'est le 1/2 Trandate en plus qui commençait à faire son effet xd) mais ma puce me tapait tellement fort dans les côtes que je suis remontée à 14.7.
Mme C* revient, au tél avec la gygy, elle lui dit qu'on a bien baissé, à "14.7 et demi" et j'entends "Mme peut rentrer chez elle sans attendre les résultats?". Elle raccroche et me dit qu'elle va venir me faire une prise de sang dès qu'elle a fini ce qu'elle a à faire, et que je pourrai sortir. Ouf !
Je remonte quand même à 14.9 à l'idée de faire encore une prise de sang, beurk !
Elle revient donc 15mn plus tard, me pique et me dit que si mon taux d'acide urique n'est pas bon, ils vont me rappeler au soir et il faudra que je revienne pour avoir ma césa plus tôt. Puis elle m'a libéré et je suis partie.
Effectivement, là je commence à flipper quand même, j'envois la nouvelle par sms à mon homme, ma mère et ma soeur, et je le dis à mon père, et je vois bien que tout le monde a un coup de stress.
Puis je relativise aussitôt en me disant que je n'ai rien et qu'ils ne m'appeleront pas.
En rentrant, à 18h, je speede pour finir ma "boîte à papa", prends une douche au cas où, enlève mes bijoux, prépare à manger et la gamelle de mon chéri pour aller bosser, le tout scotchée à mon portable...19h arrive je me dis qu'on est tranquille, 19h30 mon mari rentre, je le rassure, 20h je me dis ça va on est sauvé lol.
Rdv donc le 24 à 8h à la clinique, Lili va pouvoir rester encore à l'abri 3 jours dans mon ventre ;-) Et on va pouvoir faire un dernier grand ménage avant son arrivée.
Ce matin, jeudi 16 août à 9h00, mon mari et moi sommes allés faire mon contrôle mensuel à la mater. Comme d'hab, je n'avais aucune envie d'y aller (mal dormi car j'en avais rêvé la nuit, nausées, maux de ventre etc) et j'ai fondu en larmes sur le parking.
Arrivée au bloc, mon infirmière préférée, en me disant que "ma" salle de pré-travail m'attend, me demande ce qui ne va pas. Elle est accompagnée de la sage-femme d'un certain âge que je n'apprécie pas trop (celle qui m'avait engueulé quand je n'avais pas voulu rester hospitalisée). Je leur explique alors que je trouve le temps long, que j'en ai marre de venir à la mater 2/3 fois par semaine et de faire une prise de sang et une analyse d'urine par semaine et d'organiser mon emploi du temps selon ces rdv (surtout que n'ayant plus de voiture depuis juin, quand mon mari bosse je dois déranger soit ma mère, soit mon père).
"Mon" infirmière comprend très bien, mais la sage-femme me dit que je ne dois pas me plaindre car c'est bientôt fini, que c'est pour une bonne cause, que des mamans viennent exprès 2/3 fois par semaine juste pour avoir un monito et être rassurées etc. Oui bin chacun sa façon de vivre sa grossesse !
Bref évidemment ma tension était haute : 16.9 et je n'arrivais pas à arrêter de pleurer. Je voulais rentrer chez moi et ne plus revenir avant lundi (pour mon rdv avec la gygy), j'avais peur qu'on repousse encore les choses, de refaire des contrôles et des examens.
J'ai confié mes craintes à mon mari et j'ai commencé à me calmer doucement : 14.8 puis 13.9.
Je vois alors débarquer ma gygy dans la chambre, avec la sage-femme. Elle me demande comment je vais alors je lui explique. Elle veut, de ce fait, avancer la césa car tout va bien (analyses de sang et d'urine impec), à partir de lundi et me dit que la sage-femme va me débrancher pour que j'aille à son secrétariat chercher mon rdv pour la césa. Je lui réponds, un peu choquée, "OK".
Je redescends à 13.7, la sage-femme dit que c'est parfait (merci le Trandate avant de venir). Elle revient me débrancher mais me dit finalement qu'elle me laisse encore un peu sous monito car le bébé à bouger. Elle revient à nouveau et me libère. A 10h20 je descend au secrétariat de la gygy.
Je dois attendre la fin du rdv en cours pour qu'elle appelle le bloc pour la date.
Finalement, après bien des péripéties téléphoniques que je zappe, ma césarienne aura lieue - comme prévu initialement - le vendredi 24 août à 13h30 (avec une entrée le matin à 8h00), car il n'y a pas de place au bloc avant, bien que ma gygy soit dispo.
Par contre pour l'instant, ils n'ont pas de chambre pour moi, donc je dois savoir quoi lundi aprem.
Donc on en est à J-8 (si le travail ne se déclenche pas avant biensûr), wahou ça fait peur quand même, dans un peu plus d'une semaine nous serons 3 ! Il n'y a plus qu'à profiter du temps qu'il nous reste en amoureux, et surtout essayer de se reposer !
Je lance donc officiellement les pronostics sur sa taille et son poids (on va rester sur le fait que c'est une fille hein^^), sachant que :
- elle devrait faire 2.7kg à la naissance et en faisait 2.4 la semaine dernière
- elle va naître avec 11 jours d'avance
- elle a un retard de croissance qui correspond à 2 semaines
Ce matin, dimanche 12 août, mon chéri et moi sommes allés à la mater pour le contrôle holter et monito.
C'était mon infirmière habituelle, et la sage-femme qui m'a suivi jusqu'à mon 6ème mois de grossesse.
Elles m'ont demandé comment ça se faisait que je venais un dimanche alors que ce n'est même pas ma gygy de garde. Mystère et boule de gomme^^
Nous nous sommes installés en salle de pré-travail, au calme, et dans la pénombre. J'ai commencé avec mon "habituel 15 d'entrée de jeu", comme le dit l'infirmière.
Je n'arrivais pas à me calmer, à entendre galoper son coeur comme ça, et parce que j'étais énervée d'abord dans le bon sens car hier on a fêté l'anniv du n'amoureux à ma mère et on a passé une excellente soirée (couchés à 1h30 mais à 3h30 je ne dormais pas encore^^), ensuite dans le mauvais sens car ce soir je reçois ma belle-famille que je n'ai pas vu depuis mars et on se déteste cordialement^^Rien qu'à penser à une soirée avec ma belle-mère pour que ma tension batte des records !
En plus le monito n'arrêtait pas de sonner donc c'était le défilé dans ma chambre : l'infirmière, la sage-femme, et le gynéco de garde (un gros con, qui a suivi la grossesse de ma soeur, elle m'avait prévenu qu'il était infect). Ma tension est donc grimpée à 16.6 puis est redescendue à 15.10, 13.3 et enfin 14.9. En tout cas la sage-femme, d'habitude pas aimable pour 2 sous a été très sympa, elle a tout fait pour que je me détende, y compris couper le son du monito, ce qui m'a aidé.
Bref, j'ai pu partir au bout de 2h, après une conversation avec la sage-femme et l'infirmière.
En effet, je vous ai dit que petite, j'ai été traumatisée par un ORL mais il n'y a pas que pour ça que j'ai la hantise des hôpitaux. En effet, j'ai une grande famille, et depuis mes 10 ans, j'ai eu énormément de proches hospitalisés et/ou décédés (dont une tante morte la nuit de ma naissance, un oncle mort le lendemain de mes 19 ans, et un oncle décédé dont l'anniversaire était le lendemain du mien).
J'ai donc vu beaucoup de morts, été a plein d'enterrements, vu mon oncle défiguré par une lourde opération suite a un cancer de la langue et de la mâchoire et l'autre mettre son doigt dans le trou de sa trachéo pour parler. J'ai vu mes grands-parents ne plus reconnaître leurs enfants et petits-enfants, délirer et demander à voir des gens morts depuis des lustres. Et pour couronner le tout, en janvier 2011, ma cousine est décédée d'un cancer (son 4ème) alors que j'étais seule avec elle dans sa chambre aux soins palliatifs. Je l'ai vu cesser de respirer et c'est moi qui ai du crier pour qu'un médecin vienne.
Comme je suis également auxiliaire de vie à domicile, je me suis occupée de personnes avec toutes sortes de graves maladies, et 3 sont décédées.
Voilà pourquoi les hôpitaux, cliniques, et même maternités ne sont pas des endroits gais pour moi, mais plutôt des lieux dans lesquels les gens "ressortent les pieds en avant", même si je sais bien que tout ça fait partie de la vie.
Désolée pour ce post déprimant, mais il fallait que ça sorte !
Sinon début de semaine prochaine PDS, et contrôle holter et monito jeudi.
Ce matin, vendredi 10 août, mon mari et moi sommes allés voir la gygy. Comme elle était en retard, comme d'hab, nous en avons profité pour déposer mon dossier d'admission. Je n'aurai plus qu'à leur dire la date d'entrée à la mater.
Après 1h d'attente, elle nous a reçu. Elle a regardé le compte-rendu de l'écho et a dit que c'était bien pour son poids.
Ensuite elle a regardé mon col : toujours fermé, a pris ma tension (mais elle ne m'a pas dit à combien j'étais), mesuré ma hauteur utérine (31 cm pour elle, alors que la sage-femme m'a dit 33), regardé son coeur à l'écho : impec et m'a demandé mon poids : +1kg, soit 89kg (donc + 12kg en tout, heureusement que je suis quand même assez grande, et pas mince à l'avance, donc ça ne choque pas trop).
Elle nous a dit ensuite que la césa se ferait le 23 ou le 24 août, mais plutôt le 24 (pour être dans la 40ème SA) et qu'elle estime son poids de naissance à 2.7kg, ce qui est correct.
Elle m'a re prescrit une PDS (j'espère vraiment que ce sera la dernière, car ça devait déjà être le cas pour celle de cette semaine), un holter et un monito ce dimanche au matin (car vu l'heure, nous ne pouvions pas rester, mon mari devant me ramener et manger avant d'aller bosser, à 30mn de chez nous), plus un autre le 16.
Quant à elle, je la revois le 20.
Voilà donc dans 2 semaines nous aurons notre petite fille avec nous, 14 jours, ça fait tout bizarre, c'est un peu effrayant mais très excitant en même temps !
Hier, mercredi 8 juillet, mon mari et moi nous sommes rendus faire une 6ème écho afin de contrôler la croissance de mademoiselle, et refaire un doppler de ses petites artères.
Nous n'avons attendu que 10mn, mais l'échographiste que nous avons eu était en dessous de tout, pire que celui qu'on a d'habitude, et qui ne parle pas : il m'a fait très mal tellement il appuyait sur mes côtes et mon estomac (même mon mari a dit qu'on aura cru qu'il essayait de me poignarder !), m'a frappé un bon coup sur le ventre, on ne sait pas pourquoi (j'ai cru que son coeur ne battait plus), marmonnait tout bas - on n'a rien compris de ce qu'il disait pour le peu qu'il parlait -,vil n'arrêtait pas de souffler car il ne voyait rien vu qu'il n'y a pas énormément de liquide amniotique et vu la position de la petite (même s'il m'a fait me mettre dans tous les sens, ce qui fait qu'à part son épaule à lui et la porte, je n'ai rien vu de l'écho de mon bébé ), et il s'est énervé quand son matériel (pc et logiciel) a beugué et qu'il a du tout recommencer.
De ce fait il a procédé rapidement mais nous a quand même dit que tout était normal et qu'elle fait environ 2.4kg, ce qui ne correspond plus qu'à un retard de croissance de 2 semaines : OUF ! Nous voilà rassurés. Nous récupérons le compte-rendu et les clichés cet aprem.
Ensuite nous sommes partis à la mater faire le holter et le monito. Nous avons été reçus par une très gentille infirmière et avons eu une super sage-femme (ça change).
J'étais installée cette fois en salle d'exam (celle que je n'aime pas) et ma tension était à 15.3 puis 14.9 et 17 quand la sage-femme est venue me faire l'habituel interrogatoire (pour savoir si je n'ai ni saignements ni maux de tête etc) et prendre mes résultats d'analyses.
En tout le monito a sonné 3 fois en tout car la miss bougeait tellement que le capteur ne tenait pas. La sage-femme m'a dit qu'elle faisait tous les recoins de mon utérus et que si elle saute toujours comme ça je ne dois pas avoir beaucoup de répit dans la journée. Exactement !
J'ai donc du tenir moi-même le capteur pendant 30mn pour qu'il reste en place, mais elle bougeait tellement et le son du monito était réglé si fort que ma tension est restée toujours à 14.8. Forcément j'avais le bras et la main engourdis et qui tremblaient et j'avais l'impression d'écouter un cheval au grand galop !
Quand elle est revenue, je lui ai expliqué que je ne pouvais pas me calmer dans ces conditions et on a discuté un bon moment. Elle a été très compréhensive et m'a débranché. Elle a appelé ma gygy au tél pour lui annoncer les résultats, et comme je la vois demain, je refais un autre holter après le rdv.
Puis elle est revenue me dire que la gygy avait dit que c'était bien et qu'il fallait maintenant que je tienne jusqu'au 20 août minimum, voire jusqu'au 27.
On a encore papoté 15-20mn, d'ailleurs c'est la seule qui a parlé avec nous de ce qu'on pourrait faire pour éviter ces problèmes de croissance lors d'une éventuelle prochaine grossesse (ça tombe bien on se posait la question) et maintenant qu'ils savent que je ne fais pas de vraie HTA. Elle m'a aussi gentiment écouté lui parler de ma peur des blouses blanches, et du fait que là, mon homme et moi sommes rassurés sur la suite des évènements.
Voilà nous sommes bien soulagés, enfin on verra ce qu'en dit exactement la gygy demain, et nous espérons que ça va durer (genre que mon col ne s'ouvre pas par exemple). De toute façon, même si le travail se déclenche spontanément, il n'y a plus de danger, ni pour elle, ni pour moi, j'aurai ma césa en urgence au pire au lieu d'une césa programmée, et tout est prêt à la maison pour accueillir notre fille. Nous avons vraiment hâte ! ! !
Hier, mercredi 1er août, je suis allée faire mon contrôle hebdomadaire à la mater, accueillie comme d'hab par la même infirmière.
Elle m'a demandé si mes dents allaient mieux : oui ça va mais ce n'est pas encore l'extase lol.
Elle m'a mise en salle d'accouchement n°2 car il n'y avait plus de place en pré-travail.
Je lui ai parlé de la hernie ombilicale que j'avais quand je suis née et qu'ils m'avaient "renfoncé" avec une ceinture spéciale avec une pièce de 5 Frs à la mater, et qui pouvait ressortir quand je serai enceinte car j'ai un renflement douloureux au niveau du nombril, et une petite boule à côté qui sort parfois quand je m'abaisse. Elle m'a dit qu'elle avait déjà entendu parlé qu'effectivement ça pouvait ressortir et qu'ici la fille d'une sage-femme, enceinte, avait le même souci, et qu'elle portait une ceinture spéciale, mais que de ce temps là, ça ne doit pas être marrant à porter. Elle m'a donc dit qu'elle allait demander à la sage-femme qui était de service.
Ma tension était à 15.7. J'avais du mal, je l'avoue (malgré mon cachet en plus, comme d'hab), à trouver une position confortable et à me détendre sur cette table d'accouchement.
A peine 10mn plus tard, l'appareil qui enregistre ma tension s'est mis à sonner, j'ai du sonner à mon tour pour qu'elle vienne l'éteindre : j'étais à 15.
Je me suis décidée à faire un peu de lecture histoire que ma tension baisse (11.7, 11.6, 11.6) mais la sage-femme est arrivée à son tour (vous savez la jeune blonde antipathique que j'avais déjà eu 2 fois), me demandant si je suivais toujours mon traitement : oui, si j'avais une écho de prévu : non (j'en ai déjà fait 5) car la gygy vérifie le coeur du bébé à l'écho directement dans son bureau, si j'avais une PDS de prévu : oui, la semaine prochaine, et si j'avais fait mon prélèvement vaginal : oui et la gynéco a vu les résultats la semaine d'avant et enfin si je sens bien mon bébé bouger : oui, pas de problème de ce côté là.
Elle m'a demandé si j'avais les résultats du prélèvement sur moi : non (je ne prends jamais mon carnet de santé mater pour les contrôles, on ne me demande jamais rien) mais que la gygy a dit qu'on s'en occuperait après la naissance. "Ah c'est positif alors? - sûrement". Je lui ai aussi expliqué pour le cardio, pour mon nombril douloureux, qu'elle a tripoté, et pour la césa prévue : "pourquoi? - parce qu'elle est toujours en siège - vous sentez qu'elle s'est retournée? - bin non, la gygy et l'anesthésiste ont dit que c'est trop tard et la gygy a encore vérifié le 26 - parce qu'on la capte bas là, je vais regarder à l'écho après le holter - ok".
Elle me dit "allez oubliez-nous (les "blouses blanches", car ma tension était remontée à 15), reposez-vous, je reviens dans une grosse demi-heure".
Ca a suffit à me traumatiser : je me suis dit que peut-être elle s'était retournée, que toute la préparation psychologique que mon mari et moi-même pour la césa avions faite ne servirait plus à rien, que j'allais devoir attendre, pousser, avoir mal etc.
Puis j'ai essayé de me calmer, de respirer lentement, de positiver, de me concentrer sur la soirée que j'allais passer (devant Esprits Criminels hihi) et ma tension est redescendue à 12.6 puis 12.9, re 12.6 et 12.8, ce qui est correct.
Comme j'avais des contractions qui me donnaient envie d'uriner et que mon père repassait me prendre vers 16h, j'ai sonné pour aller aux WC.
C'est l'infirmière qui est venue, elle m'a demandé si c'était pour partir, j'ai répondu que c'était juste pour aller aux toilettes, donc elle m'a dit qu'elle enregistrait les mesures, me débranchait tout car ma tension était bonne, et allait voir avec F* (la sage-femme) si je pouvais m'en aller. Je lui ai demandé s'il fallait que je revienne dans cette salle, elle m'a dit oui.
En repassant devant le bureau d'accueil du bloc, la sage-femme était au tél, je pense avec ma gygy, car j'ai entendu "oui la tension de Mme F* est bonne".
Elle revient me voir et me dit que je fais un contrôle holter et monito mercredi 8 à 15h, et qu'elle va me prendre rdv pour une écho. Je lui demande pour mon nombril, car j'ai vraiment mal, "bin faut prendre du Dafalgan, y'a rien à faire - ok, ça va partir après l'accouchement quoi - oui".
Elle me dit aussi de faire ma PDS avant le contrôle et de venir avec tous les résultats.
Je l'ai donc suivie jusqu'à l'accueil pour noter le rdv et elle a appelé pour une écho : le 8, à Lillers car pas de place à Béthune, même pour une urgence (oui, comme elle m'a dit elle a du gonflé le truc pour avoir un rdv rapidement), du coup comme c'est à 15h15, le contrôle à la mater est repoussé à 17h.
Elle m'a dit qu'il faut contrôler la croissance foetale tous les 15 jours, car si sa croissance s'arrête il faudra la sortir d'urgence : "la dernière écho date du 10/07 - oui j'ai vu - pourtant j'ai demandé au docteur S* s'il y aurait des contrôles écho à faire, elle m'a dit oui mais ne m'en a jamais re prescrit". Elle m'a dit que surtout, si je ne sens plus la petite bouger, ou plus beaucoup, il faut que je vienne à la mater. Là rengaine habituelle quoi.
En tout cas c'est très rassurant de savoir qu'on aurait du refaire au moins 2 écho et que pendant ce temps là, sa croissance a pu diminuer ou s'arrêter. Peut-être que j'avais déjà besoin d'une césa depuis un moment et que je ne le sais pas ! Grrr y'a de quoi être en pétard je vous jure.
En plus, moi qui pensais être tranquille et n'avoir plus qu'un rdv ou 2 par semaine à la mater, me revoilà en route 3 fois par semaine, et à 2 endroits différents, je vous assure que j'en ai ma claque, il est temps que ça s'arrête !
Enfin au moins avec l'écho on saura à peu près son poids vu que la gygy ne nous dit jamais rien^^
Ce jeudi 26 juillet aprem, je suis allée voir la gygy, avec ma maman.
Nous avons attendu 2h car elle a du monter faire 2 accouchements et qu'il y avait une patiente avant moi.
Bref, elle a regardé mes analyses de sang et d'urine : impec, mon col : long et fermé (et oui pour une fois elle me l'a dit, et en plus je n'ai pas eu mal), ma tension après examen du col : 15 (pas mal...merci le Trandate en plus que j'avais pris avant de partir), le coeur du bébé : super, mon poids : toujours pareil.
Pas trop de contractions, bon moral, pas de douleurs, pas d'oedème ni céphalées ou autre.
Biensûr la petite est toujours en siège donc césa, il n'y a plus aucun doute.
Sinon elle m'a dit que tout est parfait, et la lettre du cardio l'a rassuré sur mon état.
Je continue encore le Trandate évidemment, ainsi que les Magné B6 et le Tardyféron.
Je refais un monito et un holter de contrôle le 1er, et je la revois le 10 (j'ai une dernière prise de sang à faire avant de la voir), pour une césa sans doute le 15.
Nous voilà rassurées par cette consult, surtout ma mère, qui s'en faisait beaucoup.
La gynéco va m'opérer elle-même comme elle m'a dit, et m'a demandé qui sera là le jour J (sûrement car j'ai déjà emmené la moitié de ma famille en consult avec moi, mais bon pas le choix car depuis juin je n'ai plus de voiture) : je lui ai dis mon mari.
Il n'y a plus qu'à attendre, ça va passer vite, donc à nous de nous reposer et de profiter au max de nos derniers instants en amoureux.
Ce mardi 24 juillet aprem, je suis allée, toute seule comme une grande, de 14h30 à 16h00 faire un holter de contrôle, ainsi qu'un monito.
C'était l'infirmière que j'ai déjà vu 4 fois, une bien sympa donc je n'étais pas trop en stress. Je lui ai expliqué ce qu'avait dit le cardio, elle n'avait pas l'air convaincue quand même^^
Bref, à son tour elle n'avait pas appuyé sur les bons boutons (la sage-femme et elle étaient débordées) donc le monito ne s'imprimait pas et le tensiomètre ne se déclenchait pas : j'ai du sonner pour qu'elle revienne, avec la sage-femme, ce qui fait qu'on a perdu 30mn car cette saleté de machine ne voulait pas fonctionner.
Enfin bref : tension à 15.8 puis 2 fois 13.8 et enfin 12.9. donc après passage de la sage-femme, j'ai pu partir. De toute façon je lui avais dit que j'avais rdv chez le dentiste à 16h30 (oui je sais je suis une grosse mytho ! Mais ça aurait pu être vrai, j'ai mal aux dents depuis hier à cause de ma sempiternelle gingivite), et j'avais pris 1/2 Trandate de plus avant d'aller à la mater.
Elle m'a dit que la tension ça allait et le monito aussi, et que l'important c'est que je sente bien bouger mon bébé : ça pas de problème, mademoiselle avait le hoquet et faisait pirouette cacahuète dans mon ventre pendant que j'essayais de me reposer^^.
Voilà tranquille jusque jeudi que je revois la gynéco.
J'avais écris un bel article, bien détaillé mais il y a eu un bug et tout s'est effacé pendant que j'écrivais et j'ai la flemme de tout retaper, je serai donc concise.
Hier, lundi 23 juillet, je me suis rendue (seule, pour la 1ère fois), à mon derniers cours de prépa à l'accouchement. Nous étions 3 futures mamans.
Après avoir demandé à chacune de nos nouvelles (je lui ai dis pour la césa et le cardio), nous avons parlé de l'accouchement par voie basse, et des éventuelles ventouse et épisio, et par césa (surtout à mon attention) et des suites de couches.
Elle m'a vraiment bien expliqué, en détails, le déroulement d'une césa programmée, et ce que je dois faire si jamais, malgré tout, je perdais les eaux ou avais des contractions avant.
Ensuite elle nous a dit comment se déroule le séjour en mater, les soins du bébé et les nôtres, la mise au sein ou au biberon etc.
Nous avons parlé aussi de la sortie de la mater, du carnet de santé de bébé, de la diversification alimentaire, de la visite post-natale, de la rééducation du périnée, de la reprise des rapports sexuels et de la contraception.
Elle a bien insisté aussi sur le fait qu'après bébé il faut se reposer et s'aérer, sortir seule ou en amoureux pour ne pas "être happée par le rituel quotiden tétée-change-bain-dodo etc" qui va vite nous peser.
Pour terminer nous avons fait de une séance de relaxation.
Comme elle part en vac samedi soir, si on a besoin d'un conseil avant ou si l'on a des questions, on peut lui laisser un message téléphonique et elle nous rappellera. Si on accouche avant le 19 août on ne la verra pas mais si c'est après on la verra soit pendant le travail, soit pendant notre séjour.
Elle nous a dit que si on a "un faire-part en trop" on peut lui glisser sous sa porte.
Perso, je l'ai remercié chaleureusement d'avoir été la seule à répondre à nos questions et à nous avoir si bien expliqué pour les problèmes de croissance de notre fille, la césa, l'éventuel passage en couveuse etc etc.
Sa gentillesse va me manquer mais je n'oublierais pas son faire-part. Ca sera la seule à qui mon chéri et moi en donnerons un, croyez-moi !