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Bébénautes

Notre carnet d’enfance

Joko et Joko

Né(e) le 24 août 2016

10 ans

Depuis sa naissance

Les entreprises pourraient opter pour cette tablette, plutôt que pour un ordinateur, car c¡¯est une v¨¦ritable station de travail, capable de remplacer un…

Batterie Acer TravelMate 7740Z

Les entreprises pourraient opter pour cette tablette, plutôt que pour un ordinateur, car c¡¯est une v¨¦ritable station de travail, capable de remplacer un poste fixe selon le groupe. Elle est dot¨¦e d¡¯une station d'accueil, qui lui permet de tenir debout sur un bureau.
Pendant la pr¨¦sentation ce 23 septembre, le vice-pr¨¦sident de Surface a r¨¦alis¨¦ avec la tablette une d¨¦monstration d¡¯¨¦dition vid¨¦o professionnelle. Cette fonctionnalit¨¦ requiert une puissance importante. La Surface Pro 2 ne serait pas qu¡¯un simple outil de consommation de contenus web, elle permettrait v¨¦ritablement de les produire.
Microsoft a travaill¨¦ sur les faiblesses de ses pr¨¦c¨¦dents produits et notamment sur la batterie. La Surface Pro 2 peut rester en fonctionnement 75% plus longtemps que la pr¨¦c¨¦dente tablette professionnelle du groupe, la Surface Pro. Grace ¨¤ l¡¯¨¦tui intelligent Power Cover, la dur¨¦e de vie de la derni¨¨re-n¨¦e de Microsoft est multipli¨¦e par 2,5. Elle pourrait grâce ¨¤ cet outil ¨ºtre utilis¨¦e pendant toute une journ¨¦e de travail.


Le groupe a aussi fait ¨¦voluer sa Type Cover, un ¨¦tui qui fait office de clavier. Ce dispositif avait fait sensation lors de la sortie de la premi¨¨re tablette Surface. Cette version est un millim¨¨tre plus fine que l¡¯ancienne. Les touches sont ¨¤ pr¨¦sent r¨¦tro¨¦clair¨¦es.
La Surface Pro 2 sortira comme la Surface 2 dans 21 pays le 22 octobre. Cette tablette existera en quatre versions (64 Go, 128 Go, 256 Go et 512 Go) et son prix s'¨¦chelonnera entre 879 euros et 1 779 euros.

Pensez tr¨¨s fort ¨¤ un objet et il sortira de notre imprimante 3 D. Telle est, en substance, la pr¨¦sentation qu¡¯une start-up br¨¦silienne fait de son projet fond¨¦ sur une interface cerveau-ordinateur (ICO). Pr¨¦sentation plutôt aventureuse qui en dit long sur les fantasmes que fait naître l¡¯id¨¦e d¡¯utiliser les ondes de notre cerveau pour piloter un ordinateur et, derri¨¨re lui, la machine qu¡¯il contrôle. Pour autant, les ICO sont un domaine de recherche qui excite des chercheurs du monde entier. Ils ¨¦taient 250, r¨¦unis du 3 au 7 juin ¨¤ Monterey (Californie), pour l¡¯International BCI Meeting (BCI pour brain computer interface, les ICO en anglais). Capter des ondes c¨¦r¨¦brales pour d¨¦placer un fauteuil roulant, c¡¯est possible, et c¡¯est m¨ºme pour ce type d¡¯utilisation ¨C rendre plus autonomes des personnes paralys¨¦es ¨C qu¡¯ont ¨¦t¨¦ lanc¨¦es les recherches sur les ICO.


Depuis, les applications potentielles se sont multipli¨¦es : les jeux vid¨¦o toujours ¨¤ l¡¯affût de nouvelles exp¨¦riences pour le joueur, la robotique, la formation, la navigation sur le web, la domotique, la d¨¦fense (pilotage de drones, assistance au pilote d¡¯avion¡­), et l¡¯automobile. Nissan travaille par exemple avec l¡¯École polytechnique f¨¦d¨¦rale de Lausanne (EPFL) sur des syst¨¨mes d¡¯assistance ¨¤ la conduite. Quant aux applications m¨¦dicales, elles concernent maintenant la r¨¦¨¦ducation et m¨ºme la th¨¦rapeutique. Mensia Technologies, une start-up française issue de l¡¯Inria, veut commercialiser un jeu pour le traitement des troubles de l¡¯attention chez les enfants.



Pour faire une ICO, il faut un casque d¡¯¨¦lectroenc¨¦phalographie (EEG), qui capte les ondes c¨¦r¨¦brales, et pas mal de math¨¦matiques et de logiciels pour traiter les signaux et les transformer en commande agissant sur un ordinateur ou un ¨¦quipement. Quelle que soit l¡¯application, les chercheurs ont un triple d¨¦fi ¨¤ relever : s¨¦lectionner, mesurer et interpr¨¦ter les signaux int¨¦ressants pour l¡¯application vis¨¦e ; assurer la fiabilit¨¦ du syst¨¨me sans imposer trop d¡¯apprentissage ¨¤ l¡¯op¨¦rateur ; r¨¦aliser le tout pour un coût abordable. Sur ce dernier point, l¡¯arriv¨¦e r¨¦cente de casques d¡¯EEG grand public est un net progr¨¨s. Vendus quelques centaines d¡¯euros ¨C dix ¨¤ cent fois moins cher que les mat¨¦riels m¨¦dicaux ¨C par des soci¨¦t¨¦s comme Emotiv ou NeuroSky, ils pr¨¦sentent aussi l¡¯avantage d¡¯¨ºtre plus simples ¨¤ mettre en œuvre : fini le gel pour assurer le contact des ¨¦lectrodes avec le crâne. Les ¨¦diteurs de jeux vid¨¦o ont appr¨¦ci¨¦. Ils (Ubisoft, Kylotonn Games¡­) ont notamment particip¨¦ au projet français OpenVibe2, qui a donn¨¦ naissance ¨¤ plusieurs prototypes. « Ces casques n¡¯ont pas les performances des casques m¨¦dicaux, mais c¡¯est un premier pas vers un compromis efficace », indique Fabrice L¨¦cuyer, qui a dirig¨¦ le projet ¨¤ l¡¯Inria.


Le cœur de l¡¯ICO, c¡¯est le traitement des ondes c¨¦r¨¦brales, les signaux ¨¦lectriques produits par les neurones en activit¨¦. Deux options sont possibles. Soit demander ¨¤ l¡¯utilisateur de produire une image mentale (par exemple, imaginer le mouvement de sa main droite), et traduire le signal correspondant en une commande pour l¡¯ordinateur : c¡¯est l¡¯imagerie motrice. Soit envoyer un stimulus (un bouton clignotant sur l¡¯¨¦cran de l¡¯ordinateur¡­), et utiliser la r¨¦action du cerveau pour s¨¦lectionner une action. L¡¯imagerie motrice est utilis¨¦e dans des prototypes de jeux, pour d¨¦placer un objet, par exemple. C¡¯est aussi le choix de l¡¯EPFL, qui a mis au point une ICO pour un fauteuil roulant. L¡¯utilisateur se d¨¦place en imaginant des mouvements simples (main droite ¨C main gauche) et la s¨¦curit¨¦ du d¨¦placement est assur¨¦e grâce ¨¤ une batterie de capteurs et de cam¨¦ras. Avantage : le fauteuil ob¨¦it aux ordres de son occupant. Inconv¨¦nient : l¡¯apprentissage peut ¨ºtre long. Et l¡¯efficacit¨¦ d¨¦pend de l¡¯¨¦tat mental (fatigue¡­) de l¡¯utilisateur. C¡¯est pourquoi beaucoup d¡¯ICO optent pour la s¨¦lection de commandes provoqu¨¦e par des stimuli visuels. Des flashs balayant lettres, symboles ou boutons sur l¡¯¨¦cran, permettent de d¨¦tecter la commande sur laquelle se focalise l¡¯op¨¦rateur. Des scintillements de diff¨¦rentes fr¨¦quences, qui produisent des ondes correspondantes dans le cerveau, multiplient les possibilit¨¦s de s¨¦lection. Avec une ICO de ce type, on peut jouer, piloter ses ¨¦quipements domestiques (comme dans le projet europ¨¦en BrainAble, tout juste clôtur¨¦), voire faire fonctionner un exosquelette qui pourrait aider un handicap¨¦ ¨¤ remarcher, tel Mindwalker, en cours d¡¯¨¦valuation clinique en Italie.


Les points faibles des ICO stimul¨¦es : la lenteur de la s¨¦lection des commandes¡­ et la focalisation de l¡¯utilisateur sur l¡¯¨¦cran. L¡¯avantage majeur est la simplicit¨¦ de l¡¯apprentissage. Si nombre de projets exploitent ces deux options (parfois simultan¨¦ment), d¡¯autres explorent des ICO passives : le but n¡¯est plus de transmettre une commande, mais de surveiller et de mesurer l¡¯¨¦tat mental de l¡¯op¨¦rateur (attention, ¨¦motions, stress¡­). Des mesures grâce auxquelles on peut adapter un jeu ¨¤ la concentration du joueur, aider un op¨¦rateur en tenant compte de sa charge mentale¡­



Les perspectives sont nombreuses, mais inutile de se leurrer : aujourd¡¯hui, une ICO est bien moins efficace qu¡¯une souris, un joystick ou un ¨¦cran tactile. L¡¯essentiel des recherches a port¨¦ sur le traitement du signal. Il serait utile de s¡¯int¨¦resser de pr¨¨s aux m¨¦thodes d¡¯apprentissage qui permettent d¡¯apprendre ¨¤ contrôler son activit¨¦ c¨¦r¨¦brale, propose Fabien Lotte, chercheur ¨¤ l¡¯Inria de Bordeaux. Une autre option, pour am¨¦liorer les r¨¦sultats, est d¡¯aller mesurer les signaux dans le cerveau, ¨¤ l¡¯aide d¡¯un implant. L¡¯¨¦quipe d¡¯Alim-Louis Benabid, au laboratoire Clinatec (CEA, Inserm, CHU de Grenoble), a mis au point un implant de 50 mm de diam¨¨tre, comprenant 64 ¨¦lectrodes, l¡¯¨¦lectronique de traitement et des antennes de communication. En mesurant les signaux ¨¤ la surface du cortex (¨¦lectrocorticographie), son but est de donner ¨¤ un t¨¦trapl¨¦gique les moyens de commander un exosquelette, afin de retrouver un peu d¡¯autonomie. Des essais sur cinq patients sont pr¨¦vus et attendent l¡¯autorisation des agences de sant¨¦. Aux États-Unis, Miguel Nicolelis, ¨¤ la Duke University, pilote le projet Walk again. Avec un plus grand nombre d¡¯implants et d¡¯¨¦lectrodes, il ambitionne, d¨¨s 2014, de faire remarcher un adolescent paralys¨¦ et de le faire shooter dans un ballon¡­

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